In Humeurs on
11 avril 2016

Mon sevrage technologique : apprendre à revivre sans technologie

Sevrage technologique

Récemment, j’ai entrepris ce que j’appelle un « sevrage technologique » sur la demande de Cindy. Pendant une semaine, j’ai complètement cessé de me divertir et je me suis concentré sur moi-même et les choses qui m’entouraient.

Le contexte à cause duquel j’ai commencé un sevrage technologique

Comme je l’ai dit, c’est sur la demande de Cindy que j’ai entrepris ce sevrage, mais il me faut bien vous expliquer pourquoi j’ai dû en passer par là.

Depuis longtemps, j’ai entretenu un rapport étroit avec la technologie. Au début, cela a commencé avec les jeux vidéos (sachant que je possède ps3, wii et DS), qui étaient un lieu merveilleux pour mon imagination. Cela me prenait beaucoup de temps qui aurait pu être consacré à autre chose !

À partir de la moitié de l’année 2015, j’ai commencé à être de plus en plus actif sur les réseaux sociaux. C’était sans compter sur le fait que je venais de faire l’acquisition d’un iPhone, véritable repère à applications sur lesquelles je ne pouvais pas m’empêcher d’aller dès que j’avais 1 minute de libre.

Ces deux dépendances ont fait que je ne pouvais pas me décrocher des écrans dans les derniers mois qui ont précédé mon sevrage. Cindy, exaspérée de me voir faire cela, m’a demandé d’agir et c’est que j’ai fait.

Le sevrage technologique en soit

En quoi consistait ce sevrage au juste ? Je me suis littéralement coupé de tout divertissement, technologique ou pas, pendant une semaine complète, d’un mercredi à l’autre.

Quand j’ai commencé, je suis passé par la phase que tout les addicts ont connu en décrochant de leur dépendance, ce fameux moment ou tu ne peux pas t’empêcher de regarder avec envie les objets de la dépendance que tu essayes de fuir. Je me souviens avoir regardé mon portable et avoir voulu le cacher, mais Cindy a refusé, parce que je devais me rendre compte que sa simple présence ne signifiait pas que je devais absolument l’utiliser.

Le deuxième jour, j’ai craqué et j’ai failli replonger, montrant la volonté d’une éponge. Conscient de mon échec, je me suis remué le cerveau et j’ai repris ma résolution. Le plus dur pour moi à été de comprendre que l’ennui peut être agréable et permet de penser à des choses que l’on fuit habituellement comme les soucis ou l’avenir par exemple.

Même si les premiers jours ont été éprouvants (difficulté à rester éveillé car rien pour me divertir et agacement), j’ai fini par m’habituer à ce nouveau mode de vie et j’ai fini le sevrage beaucoup plus facilement que je ne l’ai commencé.

Mes constats et mes résolutions à la fin de ma purge technologique

Dès le moment où j’ai commencé le sevrage, je me suis rendu compte à quel point la façon dont je vivais était influencée par les divertissements. Ne rien faire laisse inévitablement beaucoup de temps pour penser à tout et n’importe quoi. C’est là que j’ai réalisé le nombre incroyable de gens que l’on peut croiser dans la rue et qui ont les yeux rivés sur l’écran de leur téléphone portable. Avant, je ne voyais pas ces gens, parce que j’étais comme eux, tout simplement !

Si au début l’ennui m’insupportait, je me suis vite rendu compte que les discussions que je pouvais avoir avec moi-même étaient vraiment enrichissantes et me permettaient d’avancer. Petit à petit, l’idée que la technologie était pratique mais non-essentielle a fait son chemin dans mon esprit et à la fin de mon sevrage technologique, je n’ai pas repris les habitudes que j’avais décidé de quitter et je compte bien continuer dans cette voie.

Je me suis rendu compte que quand on prend la peine de lever les yeux, on découvre des choses à côté desquelles nous étions passés. Le premier matin, au tout début de mon sevrage, je n’ai pas écouté de musique en sortant de chez moi et j’ai entendu les oiseaux chanter. J’ai souri et cela m’a vraiment rendu joyeux. Pour une fois, j’ai fait attention à mon environnement réel et pas à mon téléphone ou ma musique.

En fait, mes préoccupations ont vraiment changé, je suis revenu à l’essentiel. Quand une semaine plus tôt une panne de réseau allait vraiment m’emmerder, j’en suis venu à laisser mon téléphone chez moi sans soucis seulement parce que je l’avais oublié. Nous n‘avons pas besoin du superflu virtuel et je pense même qu’il est à éviter, car c’est vraiment là que le danger se cache.

Quand on se débarrasse de ces activités inutiles, on gagne un temps fou pour faire des choses originales et intéressantes. Pour moi, cela me donne énormément plus de temps pour bloguer, réfléchir à diverses choses, lire… Que des choses que je n’avais plus l’habitude de faire !

De plus, je suis bien plus concentré pour faire des choses que je ne l’ai jamais été. Quand on n’enregistre pas d’informations « inutiles », on peut beaucoup plus facilement mémoriser les choses importantes de la vie quotidienne. On a beaucoup moins de mal à se concentrer et on est moins facilement distrait.

Au final, comme je le disais plus haut, la technologie est un outil neutre et formidable, mais l’usage que la plupart des gens en font les dénature. Aujourd’hui, même si l’expérience est assez récente, je me rends compte de la différence et pour rien au monde je ne retomberais dans le piège. J’essaye vraiment d’être responsable vis-à-vis des écrans et des applications et de préserver le rapport sain que j’ai réussi à établir avec.

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4 Comments

  • adeline

    coucou ben , tu devrais essayer de trouver et regarder « digital détox » c’est un reportage canal+ , super bien foutu sur le sevrage technologique!!

    12 avril 2016 at 7 h 32 min Reply
    • Ben

      Hey ^^
      Je vais essayer de trouver ça en téléchargement, j’ai lu le synopsis et ça m’a intrigué! 🙂
      Merci de m’en avoir parlé 😉

      14 avril 2016 at 10 h 23 min Reply
  • Remèdeàlennui

    Wahou, article hyper intéressant et très franchement, j’avoue avec un peu de honte que je ne sais pas si j’en serais capable. Je ne suis pas constamment les yeux sur mon ordinateur ou mon téléphone, j’arrive par moment à décrocher pour lire un livre pendant plusieurs heures. Mais j’ai toujours l’un des deux à dispositions. Une semaine, je ne sais pas si je pourrais le faire, alors bravo ! ça donne quand même à réfléchir, tu as à 100% raison et cette semaine de sevrage devrait être fait par beaucoup car même si c’est difficile, au bout du compte ça doit être très agréable !
    J’ai vraiment beaucoup aimé cet article, il donne à réfléchir !
    A bientôt ! ! 🙂
    Chloé

    12 avril 2016 at 23 h 58 min Reply
    • Ben

      Ton commentaire me fait très plaisir et pour être franc, au début je ne pensais pas en être capable. Quand j’ai échoué au deuxième jour, je me suis vraiment fait violence et ça a fini par payer ^^
      Je pense que beaucoup de gens, et ça va tendre à s’amplifier, se « déconnectent » de la réalité, ce qui est assez ironique :/
      En tout cas je suis content que ça t’ai plu et merci d’avoir commenté 😀

      14 avril 2016 at 10 h 21 min Reply

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