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6 juin 2016

Mon premier tatouage : je vous dis tout !

Aujourd’hui mon tout premier tatouage (puisque j’ai bien l’intention d’en avoir d’autres) fête ses 2 mois. J’ai beaucoup attendu avant de pouvoir faire cet article puisque j’attendais notamment les retouches et la cicatrisation, mais ça y est, je peux enfin vous en parler ! Je vais donc vous livrer les informations que je détiens au sujet de la procédure en elle même, ainsi que mes motivations et mon expérience personnelle

L’avant tatouage : Motivations, inspiration, démarches…

Je pense que j’ai toujours su que j’aurais un jour des tatouages. Mon père était déjà tatoué à ma naissance et plus tard, je l’ai accompagné faire les retouches de son second tatouage. Là j’ai pu découvrir un salon, les dessins, le matériel… et cela s’est ancré en moi. De fil en aiguille… (comme ce paragraphe est fort en allusions, haha) et ce dès mon adolescence, les idées ont commencés à germer. Cela fait plus d’un an que j’ai commencé à vraiment me pencher sur la question : quel motif, quel tatoueur. Je pense ne pas avoir besoin de préciser que durant plusieurs années j’ai parcouru les témoignages, les photos,… j’en ai même fait le sujet de mes TPE !

Pour ce qui est du motif, j’ai une « philosophie » : impossible pour moi de penser à un motif précis, au millimètre près. Je pense d’ailleurs que c’est normal, mais j’ai tout de même rencontré un tatoueur qui ne partageait pas mon avis. Ahem. J’ai donc plusieurs projets en tête, mais les formes sont différentes et ne me viennent pas en terme d’image, mais plutôt de sentiment, ce qui ne rend pas les choses faciles. En réfléchissant, je me suis dit que pour mon premier tatouage, je voulais marquer le coup, mais pas trop non plus. C’est ainsi que j’ai décidé de me faire tatouer, tout simplement, le batarang de Batman (où le logo de la trilogie de Nolan, comme vous préférez). À cette image, j’associe beaucoup de morales que j’ai tiré de la trilogie. Concernant la domination des peurs, la justice et ce personnage « self-made » où en tout cas « made » à partir de tristes événements.

Pour ce qui est du tatoueur, j’ai visité plusieurs salons de tatouage et à chaque fois je me heurtais à un manque d’hygiène ou à l’arrogance des gérants, ouch. Puis est venu l’ouverture d’un nouveau salon dont l’intérieur était très joli, les gérants agréables et le portfolio satisfaisant. Je me suis dit que cela devrait aller puisque mon motif n’est pas non plus très compliqué à réaliser, j’ai donc pris rendez-vous lors de ma deuxième visite de ce salon.

Tattoo2

Pendant le tatouage : procédure, douleur…

Je suis arrivée le matin, accompagnée de Ben, il nous a fait asseoir, a trouvé le modèle photo, l’a imprimé, a vérifié si la taille correspondait, puis il m’a fait signer une décharge. Ensuite je me suis installée, il s’est préparé… bon, jusque là, c’est pareil partout. Là, il a placé le modèle sur mon poignet, la pointe du batarang vers le haut… je lui ai dit que je le voulais dans l’autre sens et il m’a regardé, affligé. (Gné?) « C’est ce qu’ils nous disent tous, mais si moi je regarde le tatouage, je le vois à l’envers alors! » (Oui enfin, je me fais pas tatouer pour les autres…). Bon, il l’a mis dans le sens que je voulais et même si j’ai pas trop apprécié, j’ai compris où il voulait en venir. Let’s go.

Durant toute la procédure, je n’ai pas eu mal : ça pique mais ce n’est pas « douloureux », j’ai connu des piqûres de vaccin plus vicieuses. Pendant une demi seconde, lorsqu’il est passé plus près de mes veines que pour le reste du tatouage, en revanche, j’ai senti une petite différence. Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte : votre propre sensibilité, la zone où vous vous faites tatouer, la taille du tatouage, probablement l’épaisseur de votre peau également,… Concrètement, avec un petit tatouage comme le mien, ça allait.

Il m’a crémé, entouré mon poignet de cellophane, m’a indiqué ce que je devais faire (un peu trop rapidement à mon goût) et j’étais partie.

Tattoo1

Après le tatouage : Cicatrisation, sentiments,…

En rentrant chez moi, j’ai dû laver mon tatouage avec un savon au pH neutre. Ensuite, il fallait que j’applique du Bepanthen entre 2 et 5 fois par jour pendant 15 jours.

Je ne sais absolument pas si j’ai bien fait, mais j’ai gardé (en le changeant plusieurs fois par jour) du cellophane autour de mon poignet pendant un peu plus de 3 jours si je me souviens bien. Ma peau recrachant l’encre, je n’avais pas envie de me retrouver avec du noir partout et j’avoue que j’étais un peu mal à l’aise avec l’idée de frotter accidentellement mon tatouage et que cela brûle. Oui, parce que c’est la sensation qui prédomine après le tatouage : comme si j’avais été frappée par un gros coup de soleil !

Là, sont venus des étapes auxquelles je ne m’attendais absolument pas : le rejet d’encre et les pelures. Bizarrement, je n’arrivais pas à me représenter la chose et j’en avais très peu entendu parler. Le rejet d’encre, c’est un peu comme si votre tatouage bavait de l’encre, ce n’est pas douloureux bien qu’un peu surprenant quand on ne s’y attend pas. En frottant légèrement avec l’index sous l’eau, ça s’en va tout seul, mais cela revient plusieurs fois pendant quelques jours. Vient ensuite la phase des pelures, là, c’est comme si vous étiez en train de peler ou d’avoir des plaques de sécheresse. C’est en fait le plus surprenant des deux. C’est con, mais je crois que je n’avais jamais pensé à l’expression de la cicatrisation d’un tatouage. Evidemment, c’est mieux de ne pas gratter tout cela… Une fois passées ces étapes, vous avez le vrai visage de votre tatouage. Là, j’ai été un peu déçue, mon âme de perfectionniste repérant immédiatement quelques irrégularités ainsi qu’un dégradé qui n’était pas à la même hauteur d’un côté à l’autre.

Quand je suis allée voir le tatoueur pour lui montrer mon tatouage et prendre rendez-vous 3 semaines plus tard, il m’a dit qu’il était bien (On en parle des irrégularités que je vois et que tout le monde voit?). Puis j’ai fait faire les retouches et j’ai laissé coulé. Mon tatouage n’est donc pas, à mon sens, parfait, mais je pense que je verrai avec un autre tatoueur pour rendre la ligne plus droite et pour améliorer l’esthétisme du dégradé… J’ai tout de même été assez déçue, puisqu’en pleine retouche, il ne voyait pas que la « ligne de dégradé » n’était pas droite par exemple. Après je sais pas, peut-être que la symétrie et lui ne sont pas copains mais quand même… Toutefois ce n’est rien qui ne soit pas arrangeable, raison pour laquelle je laisse couler et préfère attendre de vivre sur une grande ville avec des tatoueurs plus qualifiés. (Mais quand même, vu la simplicité de mon tatouage, faut pas déconner)

Tattoo3

Le mot de la fin…

Je suis plus qu’enchantée de porter ce tatouage. Comme je disais, il n’est pas parfait, mais il m’évoque des choses importantes.

Dans mon entourage, certaines personnes étaient tout de suite emballées, d’autres m’ont déconseillées de franchir le pas avec notamment deux arguments. Le premier était celui de la recherche du travail sauf que voilà, je regretterai peut-être mes paroles un jour, mais actuellement je me dis que je ne veux pas travailler un jour pour des employeurs qui sont arrêtées par un simple tatouage. Le tatouage est d’ailleurs en bonne voie pour ne plus faire l’objet d’un tabou dans notre société, donc YOLO comme dirait l’autre. Le second était le fameux « tu le regrettera un jour« . Oui, mais non… De mon point de vue, les tatouages sont comme des morceaux de notre histoire, des pièces d’un puzzle qui sera complet à la fin de notre vie. Quand je serai plus âgée, je pourrai repenser aux valeurs qui m’étaient chères lorsque j’avais 19 ans. Peut-être que mon opinion sur la vie ne sera plus le même. Peut-être. Et je referai un tatouage pour marquer mes nouvelles convictions. C’est aussi simple que cela.

Pendant (trop) longtemps, j’ai cru que c’était « mal » de se faire tatouer sans accorder une signification à son tatouage, par égocentrisme et par conformisme, surement. Néanmoins mon opinion à ce sujet a changé. Ce n’est pas le fait de ne pas accorder une signification à son tatouage qui fera qu’un tel ou un tel regrettera son tatouage, c’est beaucoup plus compliqué. Il y a des personnes qui sur ce point, se font confiance et savent qu’elles ne le regretteront pas, tout comme on ne regrette pas tel ou tel événement de notre vie car il fait tout de même partie de notre vie et que c’est comme ça. Se faire tatouer est une modification corporelle qui ne devrait pas être prise à la légère, évidemment, mais qui ne devrait pas être remise en doute par autrui. Chacun se voit ce qu’il fait de son corps, c’est un droit et une liberté. Tout comme les tatouages dits de « mode » ne devraient pas être remis en doute, tout simplement parce que les modes, les tendances, nos goûts, nos envies, tout cela fait partie du grand livre de notre petite vie et que ce livre, d’une manière ou d’une autre, il faut bien le remplir. C’est en tout cas ma manière d’expliquer les tatouages et comme je l’ai très largement découvert à travers mes TPE sur le sujet, chaque civilisation et période de l’histoire avait ses propres raisons de se faire tatouer. Aujourd’hui nous pouvons retracer les modes de vie de ces derniers grâce à leurs tatouages, je pense que cela confirme tout à fait ce que je dis à propos de ma manière d’interpréter les tatouages.

Sur ce, des bisous !

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2 Comments

  • Melimelook

    Chose promis, j’ai lu ton article que je trouve hyper top il est vraiment complet ^^ il une jolie petite histoire ce tatouage. Belle journée à vous et à la prochaine fois aux galeries

    22 octobre 2016 at 13 h 24 min Reply
    • Cindy

      Merci ! J’ai essayé de faire au mieux car je me souviens lors de mes recherches qu’il manquait toujours un aspect du tatouage qui n’était pas évoqué… Eh oui avec plaisir, je serai au rendez-vous! 🙂

      24 octobre 2016 at 12 h 17 min Reply

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